Les djins et le Coran
03/06/2009 00:00 par yehonatan33000
Notre curiosité est si grande que nous oublions que sous nos yeux, des Entités terriennes existent, du moins c'est ce qu'affirme Stéphane Cardinaux, architèque reconverti en géobiologie, puisqu'il dit même les voir à l'oeil nu. Aujourd'hui, l'homme a perdu sa relation avec le monde magique, les gens pensent que les esprits de la nature font partie des contes de fées et des légendes ou bien qu'ils existent peut-être au fin fond des forêts amazoniennes ou dans des lieux oubliés des humains.
Au fil des siècles et surtout ces dernières années, le niveau vibratoire* de la planète a considérablement augmenté, malgré la pollution toujours croissante.
Les séparations qui existent entre les différents plans sont de plus en plus ténues, et le monde éthérique est plus facile à percevoir. Il devient de plus en plus dense et visible.
Avertissement
L’expérience accumulée de consultations avec des personnes originaires du Maghreb montre une référence constante aux djinns comme agents désignées de certaines maladies et/ou de certains troubles. Les travaux concernant les djinns sont relativement nombreux et pourtant il n’est pas aisé de s’en faire une idée éclairée.
Cette page traitera plus précisément de la dimension théologique. Les thèmes des pages suivantes seront les dimensions anthropologiques et les dimensions ethnopsychiatriques. L'ordre de présentation, et donc de lecture, est raisonnée.
Les difficultés rencontrées sont de plusieurs ordres. La première, si bien sûr l’on n’a pas accès à l’arabe comme langue et écriture, est de l’ordre de la traduction éventuelle. Éventuelle car, comme nous essaierons de le montrer, il n’est pas certain que la langue française contienne dans son stock lexicologique un équivalent acceptable. La seconde difficulté, d’ailleurs en partie liée à la première, est d’ordre culturel. En effet les représentations concernant les djinns sont essentiellement véhiculées, en tout cas depuis quelques siècles, dans le monde musulman. Les correspondances possibles de représentations sont insatisfaisantes et nous reparlerons après avoir « décrit » ce que l’on peut entendre par Djinn.
A l’intérieur même du monde musulman, expression qu’il faut entendre ici comme on le ferait de celle de monde chrétien, c’est à dire comme une sorte d’aire culturelle prédominante ne présumant pas d’une unité ou d’une homogénéité parfaites, même dans le seul plan du religieux, il faut distinguer entre les références théologiques (Le Coran et les Hadîths), les savoirs particuliers des spécialistes (anthropologues - fqihs..) et les savoirs populaires. Ce sont là plusieurs niveaux dont les interrelations ne vont pas de soi. Dans ce que nous appellerons par commodité la culture populaire, il n'est pas envisageable de parler des djinns sans précaution. Le plus élémentaire est par exemple de prononcer Bismi Allah arrahman arrahim, Au Nom de Dieu : celui qui fait miséricorde, le Miséricordieux. Cette invocation est d'abord le premier verset de la première sourate, La Fatiha. L'usage même du vocable est craint et on lui substitue le plus souvent d'autres appellations que nous examinerons plus loin. Nous envisagerons successivement : la dimension théologique, les aspects anthropologiques, les djinns et les maladies.
Dimension théologique.
Cette dimension n'est pas historiquement la première car la croyance aux djinns est attestée dans les périodes pré-islamiques. Aujourd'hui cependant les croyants la réfèrent à l'Islam, aussi avons-nous pensé que l'étude de cette dimension devait être préliminaire afin de respecter leur point de vue.
Le Coran mentionne les djinns de nombreuses fois. Le tableau ci-dessous est un inventaire de ces mentions précisant les versets et la sourate dans laquelle ils se trouvent. Le lecteur encore plus exigeant (ou plus curieux) trouvera aussi les extraits traduits du Coran signalés dans le tableau.
| Sourates | Titre arabe | Titre français (ou explication) | Versets |
| S. 6 - La Mecque | AL AN’AM | Les bestiaux | 100, 112, 128, 130 |
| S. 7 - La Mecque | AL A’RAF | (séparation entre l’enfer et le paradis) | 38 179 |
| S. 11 - La Mecque | HUD | (nom d’un prophète) | 119 |
| S. 15 - La Mecque | AL IHJR | (vallée entre Médine et la Syrie) | 27 |
| S. 17 - Médine | AL ISRA | Le voyage nocturne | 88 |
| S. 18 - Médine | AL KAHF | La caverne | 50 |
| S. 27 - La Mecque | AN NAML | Les fourmis | 17, 22, 39 |
| S. 32 - La Mecque | AS SAJDA | La prosternation | 13 |
| S. 34 - La Mecque | SABA | (lieu d’Arabie) | 12, 14, 41 |
| S. 37 - La Mecque | AS SAFFAT | Les Rangs | 158 |
| S 41 - La Mecque | FUSSILAT | Les versets détaillés | 25,29 |
| S. 46 - La Mecque | AL AHQAF | (lieu - monticules de sables | 18,29 |
| S. 51 - La Mecque | ADH DHARIYYAT | Qui éparpillent | 56 |
| S. 55 - La Mecque | AR RAHMAN | Le Tout Miséricordieux | 15, 31, 33, 39, 56, 74 |
| S. 72 - La Mecque | AL JINN | Les Djinns | 1, 5, 6 |
| S. 114 - La Mecque | AN NAS | Les Hommes | 6 |
Avec les anges (malaïka) et les démons (shayâtîn) les djinns forment une sorte de triptyque des entités non-humaines, généralement invisibles mais pouvant être perçues dans certaines conditions particulières. A vrai dire les lignes de démarcation entre ces entités sont parfois estompées ou ambiguës. Les djinns ne sont pas des démons mais il peut cependant arriver qu'ils soient traités ainsi s'ils ont fait du mal. Ainsi Iblis, dont l'équivalent hébreux et chrétien est plutôt Satan, est-il compté parmi les djinns dans le verset 50 de la sourate 18 alors qu'il est compté parmi les anges dans le verset 34 de la sourate 2. Iblis que de nombreux auteurs rapprochent du diabolos grec, ancêtre linguistique du Diable chrétien. De la même manière on sait que certaines confréries, les Gnoua par exemple, utilisent le mot mlouk comme équivalent à djinn alors que l'on peut y reconnaître la même racine (m.l.k.) que celle des anges. Nous reviendrons sur cette question dans un prochain paragraphe. Pour être au plus près des textes nous avons distingué entre les représentations des djinns issues du Coran d'avec celles issues du Hadîth.
Les djinns et le Coran.
(Lien vers les traductions des versets)
Si l'on s'en tient au Coran, la description suivante peut être proposée :
Les djinns ne sont que des créations de Dieu. On ne saurait les considérer comme égaux ou participant directement de sa transcendance. Ils ont été créés de feu subtil, sans fumée et cela avant les hommes qui eux l’ont été en limon et argile. A moins qu’il ne s’agisse de métaphore, les djinns ont un cœur, des yeux et des oreilles. Leur force est supérieure à celle des hommes ainsi que leur vitesse de déplacement qui peut être quasiment instantanée. Ils peuvent produire des objets concrets au regard humain ; c’est ainsi qu’ils ont travaillé pour Salomon.
Les djinns ont de commun avec les hommes d’avoir été créés pour adorer Dieu, d’avoir reçu des prophètes, de pouvoir être des tentateurs, même aux prophètes et, s’ils se sont égarés de subir le châtiment et d’aller en enfer. Ils sont mortels.
Il a pu se trouver que des djinns aient abusé des hommes et que ces derniers aient même adoré des djinns. Entre eux, les relations sexuelles sont possibles. Leur association reste impuissante devant la volonté de Dieu. Les djinns ne peuvent connaître l’inconnaissable même si certains d’entre eux ont écouté le Coran et se sont convertis.
Toute autre précision relèvent nécessairement du Hadîth ou du Tasfîr (commentaires du Coran).
Les djinns et les Hadîths.
Les Hadîths [propos, récit..] rapportent initialement les paroles du Prophète. Ils se sont étendus ensuite aux actes et aux approbations de paroles ou d'actes faits en sa présence. Cela a pu les faire confondre avec la sunna, tradition musulmane. A l'origine les Hadîths se communiquaient oralement et ce n'est que progressivement que s'élaborèrent les transcriptions raisonnées et systématiques. Pour un approfondissement de ces questions nous renvoyons à l'article clair et synthétique de Soua Khalifa.
A notre connaissance la synthèse la plus conséquente sur les propos tenus sur les djinns est celle de Fahd Toufy. Premiers habitants de la terre mais ayant fait le mal, les djinns furent chassés par une armée d'anges. Refoulés ils furent cantonnés dans certains endroits, notamment les régions désertiques ou inhabitées, les bosquets, les fourrés et plus généralement les lieux non fréquentés par les hommes. Cela ne fut pas sans cependant quelques conflits ; avec les hommes mais aussi entre eux. Bilâl, compagnon du Prophète, rapporte que l'ayant un jour suivi avec de l'eau alors que le Prophète s'isolait, il entendit des paroles qu'il ne comprenait pas. Le prophète l'expliqua en disant qu'il avait été l'arbitre entre des djinns musulmans et des djinns associateurs au sujet d'une zone d'habitation. Un autre conflit est rapporté, cette fois entre une tribu d'hommes et une tribu de djinns. Un homme ayant tué un djinn, les djinns tuèrent des hommes et ces derniers tuèrent tous les scorpions, serpents, insectes jusqu'à ce que les djinns demandèrent la paix.
Un hadîth relate ces paroles du Prophète : "Dieu créa les djinns en trois catégories ; la première est faite de serpents, de scorpions et de reptiles ; la deuxième ressemble au vent dans l'atmosphère ; la troisième ressemble aux hommes et est susceptible de récompense et de châtiment.". Il a été raconté qu'une femme est venu voir le Prophète pour lui demander de délivrer son fils d'un djinn "qui le terrasse matin et soir". Le Prophète passa la main sur la poitrine de l'enfant qui vomit alors un petit animal.
Un hadîth raconte l'histoire d'un djinn qui fréquentait la femme d'un homme en prenant la forme de ce dernier. Un jour le djinn l'amena à l'entrée du premier ciel. Là, l'homme entendit "Il n'y a de pouvoir et de force qu'en Dieu. Ce que Dieu veut a lieu ; ce qu'il ne veut pas n'a pas lieu." de retour sur terre, l'homme (un Persan) récita ce qu'il avait entendu et le djinn brûla jusqu'à devenir cendre.
La tradition relate que le Prophète a désigné les os comme nourriture des djinns musulmans. Il est aussi rapporté que les djinns se nourrissent d'odeurs. Les djinns sont invisibles mais il est rapporté que certains animaux peuvent les voir, notamment les chiens et les ânes. Nous avons vu qu'ils peuvent cependant prendre des formes diverses. Parmi celles-ci la forme de serpent est fréquente. En témoigne cette histoire citée par Fahd. "Des pèlerins rencontrèrent un serpent qui se roulait dans la poussière ; il ne tarda pas à mourir. L'un deux prit un chiffon, l'en enveloppa, creusa la terre et l'ensevelit. Arrivés à la Mekke, un homme vint à leur rencontre et demanda : "lequel d'entre vous s'occupa de 'Amr ben Jâbir ? - Nous ne le connaissons pas, répondirent-ils - Qui, reprit l'homme, s'occupa du serpent (jânn) ? - Celui-ci lui désigna-t-on du doigt. - Que Dieu te récompense pour nous, lui dit-il ! C'était le dernier des neuf djinns qui ont entendu le Coran de la bouche du Prophète."
Commentaires.
Il faut cependant aussi noter que "Les rationalistes musulmans nient l'existence réelle des djinns. Les Mu'tazilites et à leur suite le philosophe et médecin Ibn Sinâ, (connu en Occident sous le nom d'Avicenne) l'historien et sociologue Ibn Khaldoun, entre autres, y voyaient plutôt des allégories." (4)
On aura pu constater que les éléments connus à partir du Hadîth sont beaucoup plus nombreux et plus précis que ceux révélés par le Coran. On verra ultérieurement que ceux qui sont véhiculés dans la culture populaire sont encore plus en relief. Tous témoignent cependant d'un monde invisible et caché, comme d'ailleurs la racine du mot l'indique (jenna), coexistant avec celui des humains et dont les destins se croisent parfois pour le bonheur et le malheur.
Ces deux mondes se ressemblent en partie étrangement ; comme les humains, les djinns vivent en société, se querellent, ont des relations sexuelles (ce qui les distinguent des anges et des démons), mangent, boivent, s'allient et se font la guerre, ont des croyances diverses etc. Les différences sont aussi frappantes par leurs symétries inversées ; les hommes habitent les villes, les djinns les lieux désertiques ou abandonnés ou ceux avec lesquels les hommes ont peu d'attrait, voire de la répugnance, ruines, égouts, toilettes etc. Les hommes mangent la chair, les djinns se nourrissent des os. Les hommes sont lourds et lents, les djinns sont plutôt aériens et rapides. Les djinns paraissent peupler les domaines de l'inconnu, de l'inexploré ou de l'abandonné, du mystérieux et de l'inavouable, le coté obscur des choses. C'est là que les hommes et les djinns se rencontrent dans les zones incertaines, dans les sentiments ambiguës, dans les lieux où rodent le malheur et la mort. Au-delà des craintes qu'ils suscitent, les djinns donnent aux hommes du sens à leurs peurs et à leurs incompréhensions. D'une certaine manière ils peuvent être parfois nos compagnons d'infortune.
Le mot [modifier]
Dans son étymologie grecque, le mot "pentagramme" contient le préfixe penta- (πέντα) signifiant « cinq », et le suffixe -gramma (γράμμα) signifiant "lettre, écriture". Le pentagramme est une lettre à cinq angles.
Le pentagramme est désigné en latin par les termes pentagulum et pentaculum, mais aussi par les termes Signum pythagoricum ("Signe pythagoricien"), signum Hygae (signe d'Hygée, à partir du mot grec υγεία, "santé") ou encore signum salutatis (en latin : "signe de la salutation", entre pythagoriciens).
En symbolique, on différencie aussi le pentagone régulier convexe (pointe en haut, avec lignes joignant les sommets) du pentagone régulier étoilé (le pentagramme classique, avec cinq lignes qui se croisent cinq fois).[1] Ces deux formes déterminent deux significations symboliques complémentaires. L'étoilé représente plutôt l'Homme en acte, réalisé, subtil, initié, vibrant ; le convexe représente plutôt l'Homme en puissance, potentiel, grossier, profane, inerte. Dans les deux cas, c'est le microcosme, le petit monde naturel, l'Homme comme réduction du Monde, à la fois Nature et Esprit. Le Monde, lui, est figuré par l'hexagramme, ou sceau de Salomon, un hexagramme étoilé (six pointes).
Éliphas Lévi reprend cette opposition traditionnelle, qui fait du pentagramme le symbole graphique du microcosme (l'Homme naturel) et de l'hexagramme (sceau de Salomon) le signe graphique du macrocosme (le Tout, à la fois Esprit et Nature) :
Diverses variantes existent, pour le pentagramme étoilé. Il peut être inclus dans un cercle : on a alors le pantacle. Il peut être tracé avec des lignes qui, en se croisant, passent tantôt dessus tantôt dessous : on a alors le noeud pentagrammatique. Il peut donner aux angles la forme de la lettre alpha : on a alors le pentalpha. Il peut porter des flammes : on alors l'étoile flamboyante.
Le pentagramme peut être gravé, dessiné ou brodé sur de petits supports variables et transportables sur soi, la figure peut exprimer des idées ou des êtres idéalisés. Le pentacle est censé faire entrer en "résonance" son porteur avec la puissance universelle figurée.
Certains affirment qu'en Europe, ce serait un symbole païen en rapport direct avec le principe féminin universel ou Féminin sacré (les anciennes civilisations vouaient un culte à la nature et à la terre nourricière), il a été dénaturé en symbole satanique par l'Église, afin d'éradiquer le paganisme et de convertir les populations au christianisme. Cette thèse est évoquée dans le roman Da Vinci Code.
Cette théorie peut être nuancée :
Il est utile d'apporter comme thèse que la cinquième branche représenterait l'esprit, l'âme ou une forme quelconque de spiritualité en tant que cinquième élément. Ainsi, la représenter en bas signifierait en fait principaliser soit le diable, soit le mal. On peut aussi y voir un rejet de la spiritualité et de son élévation, pour adopter une pensée plutôt matérialiste. Il y a aussi d'autres utilisations possibles en sorcellerie par exemple en cherchant à augmenter ses avoirs ou à matérialiser une pensée. L'idée qui y est associée est que l'énergie est posée sur le monde physique, plutôt que l'inverse (pentacle droit).
Il a aussi été utilisé en amulette par Gerald Gardner dans son mouvement wiccan pour représenter un membre qui pratique la sorcellerie. Les membres du premier degré portant le symbole à l'endroit, du second à l'envers.
Aussi, dans cette position, il représenterait également le dieu cornu toujours dans le milieu wiccan, qui rappelle sans équivoque le dieu Baphomet dans d'autres organisations. En effet, il peut, avec un peu d'imagination, représenter la tête d'un bouc : les deux cornes (en haut), les oreilles pointues (latérales) et la barbichette (en bas). Le bouc est associé à la nature et au symbole masculin (à l'opposé de la Déesse). Cependant, le dieu cornu est plus souvent représenté dans un pentacle droit, mêlant le symbole des cinq éléments, 5 sens, et l'élévation spirituelle, avec les cornes de fertilité.
La meilleure façon de penser le diagramme (ses propriétés comme son symbolisme), c'est, quand même, de connaître ses caractéristiques mathématiques, géométriques.
Le pentagramme est constructible uniquement avec une règle et un compas. On peut ensuite à partir de cette construction obtenir une étoile à cinq branches non régulière (non traçable en cinq traits).
Cette figure est liée au nombre d'or et au triangle d'or. Dans le pentagramme étoilé, on peut déceler de nombreux triangles d'or obtus (comme ceux formés par deux côtés et une diagonale) ou aigus (comme ceux formés par deux diagonales et un côté). Le découpage fait aussi apparaître de nouveaux triangles d'or dont la taille a été divisée par φ ainsi qu'un nouveau pentagone dont la taille est divisée par φ².
On trouve des pentagrammes dès la préhistoire.
Le pentagramme apparaît en Mésopotamie vers 3000 avant notre ère, en tant que signe sumérien « UB » qui signifie « coin, angle, régions ». Dans la période du cunéiforme (vers 2600 avant notre ère), il représentait les cieux (« Kibratu » en akkadien) ainsi que les quatre directions de l’espace (avant, arrière, gauche, droite) ; la cinquième pointe représentant le « dessus ». Les quatre directions correspondraient aussi aux planètes alors connues : Jupiter, Mercure, Mars et Saturne ; Vénus (Ishtar, Ninanna et Inanna), la Reine des Cieux étant représentée par la pointe supérieure.[1]
Il semble que le pentagramme était le signe de reconnaissance entre initiés pythagoriciens (à partir de 530 av. J.-C.).
Dans le Timée, Platon associe les quatre Éléments aux quatre polyèdres, dits solides platoniciens (cube/Terre, icosaèdre/Eau, octaèdre/Air, tétraèdre/Feu), et il donne au Tout la forme du dodécaèdre (Phédon, 110b ; Timée, 55c). En joignant les cinq sommets du pentagone, on fait apparaître cinq triangles isocèles en forme d'étoiles à cinq branches : le pentagramme ou pentalpha.[5]
Euclide, dans ses Éléments de géométrie (vers 300 av. J.-C.), expose les propriétés du pentagramme et du décaèdre, dans les livres IV, 11 et XIII, 17.
Le pentagramme fut pour les gnostiques, le symbole des cinq Éléments (esprit, terre, eau, feu et air).
A l'époque du second Temple, le pentagramme est utilisé avec l'hexagramme ; on le trouve, sur un relief de la synagogue de Capharnaüm (II° ou III° s.), associé à un hexagramme et un svastika.[6]
Au début du XIII° s., Villard de Honnecourt se servit du pentagramme comme d'un tracé harmonique, une sorte de grille pour dessiner des formes.
Dans les écrits de magie relevant soi-disant de Salomon (Clavicules de Salomon), à partir de 1245, à Paris, on trouve souvent le pentagramme, avec des noms de dieux et des caractères parfois tracés avec le sang.[7]
Vers 1492, Léonard de Vinci a représenté l'Homme comme un pentagramme (encore que les positions des membres semblent varier), dans son Étude de proportions du corps humain selon Vitruve.
Les plus célèbres représentations de l'homme-pentagramme se trouvent chez Henri-Corneille Agrippa de Nettesheim dans son fameux livre sur la Philosophie occulte (1510).
Le pentacle joue un rôle très important dans la symbolique franc-maçonnique, en tant qu'"étoile flamboyante". Les angles sont remplis de rayons (ou de flammes) et un "G" (signifiant "Gnose" ou "Géométrie) est inscrit au centre de l'étoile : elle représente "le Soleil, qui éclaire la Terre de ses rayons et fait profiter l'humanité de ses bienfaits, en procurant à tous les habitants de la terre la vie et la lumière".
L'interprétation la plus courante et la plus universelle voit dans le pentagramme une figuration de l'homme avec ses cinq extrémités : deux bras, deux jambes, en haut la tête. Cette grille de lecture est particulièrement explicite dans les figurations où l'Homme est représenté jambes écartées et bras horizontaux.
Éliphas Lévi, champion du néo-occultisme, établit l'identité du pentagramme avec l'Homme et développe l'aspect magique :
Omraam Mikhaël Aïvanhov établit aussi l'identité du pentagramme avec l'Homme et développe l'aspect moral, initiatique :
Le pentagramme, sans contradiction avec sa signification d'Homme, peut aussu porter la signification cosmique des divers Éléments. L'Homme, alors, est mis en analogie avec le Monde, et des correspondances s'établissent entre tête et esprit (ou éther), etc. C'est la théorie des analogies et correspondances. Selon Hildegarde de Bingen, dans son Livre des oeuvres divines (1174), la tête correspond au Feu, la poitrine à l'Air, le ventre à la Terre, molle et féconde, et les pieds à l'Eau, car les fleuves coulent sur la terre.
L'Esprit symbolisé sur le pentacle est associé aux transformations spirituelles, à la neutralité, à l'engendrement de la création (donc à l'engendrement des autres éléments). Il est soit conjoint avec le Feu et l'Eau, qui ensemble forment la majeure partie de la combustion cellulaire nécessaire à la vie, ou encore à la Terre et l'Air pour un système plus écologique. Considéré comme supérieur aux autres éléments, il déterminera par sa position supérieure l'orientation morale positive du détenteur. Il situe aussi l'énergie finale vers le macrocosme (ici comme étant l'univers). Il est à la fois masculin et féminin.
Le Feu est généralement conjoint avec l'Air et 'Esprit pour renforcer le coté male, ou encore opposé latéralement à l'eau par la barre horizontale pour stabiliser; il représente l'action, la force, la puissance surtout destructrice.
Généralement conjoint en opposition avec la Terre pour stabiliser l'énergie, il représente le raisonnement actif, l'intelligence, la puissance surtout créatrice. Il peut aussi être conjoint avec l'Eau et l'Esprit.
Généralement conjointe avec la Terre et l'Esprit pour renforcer le côté féminin, elle (féminine) représente la passivité, la douceur, la magie et la puissance surtout magique.
Elle représente le raisonnement passif, l'endurance et la solidité, la puissance surtout absorbante et physique.et l'amour.
Je ne connaît pas exactement la bonne définition.
Je vais donc essayer d'en donner une qui me semble correspondre avec les pratiques qui s'y réfèrent..
La Magie noire est l'ensemble des pratiques ésotériques qui concernent le domaine de la destruction, de la mort et de tout ce qui appartient à l'obscurantisme.
De nombreuses personnes s'interrogent sur le phénomène du "choc en retour".
Ce sujet est effectivement mal compris voire totalement ignoré de la plupart des "magiciens".
En effet, beaucoup de bêtises ont été dites et écrites à ce sujet et de nombreuses erreurs ont été formulées sans aucune connaissance réelle.
On pourrait se poser la question : Pourquoi tout notre monde repose sur des lois "physique", et pourquoi la magie, elle, ne subirait pas ces lois ?
En effet, il est une loi universelle, qui dit que "Toute action entraîne une réaction", et un autre loi découverte plus récemment, chère aux adeptes de la physique quantique, et appelée "effet papillon", nous dit que "le battement d’ailes d’un papillon à Tokyo, peut provoquer un orage à New York"…
C’est principalement sur la base de ces deux lois que nous présenteront notre argumentation… Il semble important de préciser, pour commencer, que la magie est avant tout une démarche spirituelle, ce qui implique normalement que le magicien, dans ses actions, agit dans une volonté "d’élévation spirituelle", ou en clair de détachement du matériel vers le spirituel.
Toute action entraîne une réaction. En effet, quoi que l’on fasse, cela influe sur notre environnement proche ou lointain, sur notre vie et sur celle de ceux qui nous entoure… Chaque décision que nous prenons constitue un événement à elle seule, qui peut aller jusqu’à impliquer toute notre vie future ! Des questions comme " Dois-je prendre ce métro ou celui-là ? " ou bien "Dois-je quitter mon travail pour celui-ci ou pas", etc… vont souvent transformer radicalement une partie ou toute notre vie !
Et chacune de ces transformations, va nous entraîner dans diverses expériences qui nous conduiront à apprendre, encore et encore, dans un but d’évolution.
LA MAGIE C’EST PAREIL : Avant tout rituel, nous nous devons de nous poser les bonnes questions… A la suite de ces questions, le magicien prendra la décision si oui ou non il peut réaliser son rituel . C’EST A CE MOMENT LA QUE LE "CHOC EN RETOUR" VA S’APPLIQUER.
Qu’il fasse le bien ou le mal, le magicien récoltera ce qu’il a semé : le bien pour le bien, le mal pour le mal… Mais il faut savoir que le choc en retour peut-être très long à revenir. Parfois même celui-ci ne reviendra que dans la vie suivant ! Mais il revient toujours !
Il est donc intéressant de faire le bien. Une bonne action renverra du positif. Mais il est évident que moins on sera élevé spirituellement, moins le retour positif se manifestera rapidement !
Cette loi explique notamment ce que beaucoup considère comme le "triple choc en retour".
En réalité, qu’il soit triple, quadruple, ou centuple, on imagine mal comment mesurer la violence d’un choc en retour comparativement au mal que l’on a pu faire !
Néanmoins, il est vrai qu’affirmer que le choc en retour est toujours plus fort que le mal que l’on a pu faire. Voilà donc un "détail" qu’il est bon de garder en mémoire…
Nous déconseillons naturellement à quiconque de faire le mal, car quoique l’on dise, quoique l’on pense, on récolte toujours plus que ce que l’on a semé.
Et même si avant de lire ceci certains auraient pu faire du mal sans en avoir conscience, et ne pas comprendre pourquoi ils auraient reçu ce fameux "choc en retour". Maintenant, ils le savent et ils n’ont plus aucune excuse pour faire le mal…
Enfin c’est à chacun de voir !
| 2012 est une date importante dans l’histoire humaine. Elle marque la fin de trois cycles : 26.000 ans, 5 125 ans et 13 ans. Le grand spécialiste américain de l’astrologie Maya, Bruce Scofield, pense que d’après les inscriptions mayas trouvées sur les stèles, le début du cycle de 5 125 ans. C’est à cette date que la planète Vénus était apparue pour la première fois au-dessus de l’horizon terrestre, marquant la naissance du cosmos actuel. Le jour « zéro » du Compte long Maya, correspond au 13 août 3 114 avant notre ère, ce qui correspond à la date du calendrier Julien 584.283. Cette corrélation a été connue grâce à 3 chercheurs : Goodman, Martinez et Thompson (GMT). Nous sommes également dans un cycle de 13 ans qui a débuté le 21 décembre 1999. Ces trois cycles prendront fin le 21 décembre 2012 . |
| Au lever du Soleil du 21 décembre 2012 et pour la première fois depuis 26.000 ans, le Soleil se lèvera pour se joindre à l'intersection de la Voie lactée et du plan écliptique. Cette croix cosmique est considérée comme une incarnation de l'Arbre Sacré, l'Arbre de la Vie, un arbre reconnu dans toutes les traditions spirituelles du monde. A ce moment-là notre planète est censée enregistrer de très violents séismes terriblement dévastateurs.
Le 20 mai 2012 il y aura une Éclipse annulaire du Soleil, le 6 juin 2012 ce sera le Second et dernier transit de Vénus du siècle, le 13 novembre 2012 nous pourrons voir une Éclipse totale de Soleil ( visible dans le nord de l'Australie et dans le Pacifique sud ) puis le 21 décembre ce sera la fin du grand cycle 13-baktun dans le calendrier maya (soit plus de 5125 ans). |
| LE CYCLE DESTRUCTEUR |
| La terre, tout comme le soleil possèdent et subissent des cycles qui leurs sont propres. Des cycles qui sont peu de chose à l’échelle humaine mais qui ont de fois en fois de l’influence sur notre qualité de vie. Un de ces cycles possède une fréquence de 396 ans. Et, à tous les 13 cycles de ce 396 ans pour diverses raisons, la terre entre dans un cycle plus sévère de conséquence. Ces 13 périodes de 396 années donnent un total de + ou - 5126 ans. Ce supercycle de 5126 ans n’est pas constant, lui-même inscrit à l’intérieur d’un autre cycle qui est de la même durée que la précession des orbites soit 25.900 ans et dont le maximum aurait eu lieu il y a 10.256 ans. Les cycles subséquents incluant celui de 2012 sont le déclin de ce maximum et celui ci est probablement le dernier pour un moment. La quasi-totalité des grandes périodes de la terre et des sociétés de l’homme analysé s’harmonisent avec ce cycle de 396 ans.
La période actuelle de 5146 ans dans laquelle nous vivons présentement se terminera en 2012. Les changements climatiques et géophysiques et cosmologiques actuels, qui n’ont absolument rien à voir avec l’activité humaine, nous démontrent qu’un impact sévère se fait sentir depuis 20 ans. Ce cycle est une période de 20 ans ayant débuté en juin 2000 et se terminera en décembre 2020. D’ici là, suivant les périodicités de la terre et le positionnement des planètes du système solaire des soubresauts géo climatiques importants sont à prévoir. La période glacière laissa sur la planète des pôles de glace beaucoup plus importants qu’ils ne le sont aujourd’hui. La glace recouvrait la quasi-totalité de l’hémisphère nord et de l’hémisphère sud, ne laissant que l’équateur et autres endroits épars. La dernière période glaciaire s’est étalée de -110.000 ans à -15.000 ans. La Terra Incognita est identifiée ainsi à cause de son impact très important sur le développement des générations mégalithiques et modernes jusqu’à nous. Cette période débuta en 13.426 avant JC pour se terminer en 8280 avant JC. La période mégalithique, qui est la génération d’avant nous celle des dolmens et des pyramides. D’une durée de 5146 ans elle aussi, elle débuta en -8280 av. J.C et se termina en -3134 av. J.C. L' après Déluge, la période moderne, comprend tout ce qui s’est produit depuis le dernier déluge jusqu’à ce jour. Elle débuta en -3134 av. J.C et se terminera en 2012. Selon platon : “Quand, d'un autre coté les Dieux purgent la terre avec un déluge d'eau, les survivants furent des vieillards et des bergers qui vivaient sur les montagnes. Mais ceux qui vivaient dans les cités étaient happés par les rivières et transporté jusqu'à la mer.”. |
| La catastrophe climatique de 8280 avant JC eut un impact beaucoup plus sévère que celui de 3134 avant JC. Une des raisons est la présence d'un lourd manteau de glace, car le déséquilibre climatique a pour effet de gonfler le niveau des mers supprimant ainsi des milliers de kilomètres de côtes. Puis les brusques remontées de la mer engloutirent des régions entières parfois en quelques heures.
Le catacyclisme qui mit fin à la génération de Terra Incognita fit monter le niveau de la mer. Les derniers refuges importants des civilisations de l’époque du catacyclisme de 8280 avant notre ère : Le plateau mexicain (point d’origine de la civilisation mésoaméricaine); L’Altiplano péruvien des civilisations de la cote sud américaine; Le plateau d’Abyssinie point d’origine des peuples noirs de l’Afrique du nord; Le plateau d’Iran qui fut à l’origine des races nordiques; Le plateau de l’Himalaya qui fut à l’origine des races asiatiques. Autour des derniers refuges de l’humanité, la vie se développa à nouveau, puis en 3134 avant JC le déluge revint… Du point de vue religieux :
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La plupart des exorcismes sont réservés aux prêtre de l'ordre de Rome. Mais il existe des exorcismes mineurs concernant les cas de hantise tels que :
- Les apparitions démoniaques
- Les poltergeists etc... pour cela quelques exorcismes mineur peuvent être pratiqués par les laïcs.
Le petit exorcisme( ci-dessous) de Léon XIII ( photo ci-dessus) est un exorcisme mineur pratiquable par tout laïc.
Psaume 67
1. Que Dieu se lève et que ses ennemis soient dispersés ! Et que fuient devant sa Face ceux qui le haïssent !
2. Comme s'évanouit la fumée, qu'ils disparaissent !
Comme fond la cire en face du feu, ainsi périssent les méchants devant la Face de Dieu !
Psaume 34
1. Juge, Seigneur, ceux qui me nuisent ; * combats ceux qui me combattent !
4. Qu'ils aient honte et soient confus, * ceux qui en veulent à ma vie !
4b. Qu'ils reculent et soient confondus, * ceux qui méditent mon malheur !
5. Qu'ils soient comme la poussière face au vent ! * et que l'Ange du Seigneur les pourchasse !
6. Que leur chemin soit ténèbres et glissade ! * et que l'Ange du Seigneur les poursuive !
7. Car sans raison ils ont caché contre moi leur filet de mort ; * ils ont fait à mon âme des reproches inconsistants.
8. Que la perte les surprenne ; que le filet qu'ils ont caché les prenne ; * et qu'ils tombent dans leur propre piège !
9. Et mon âme exultera dans le Seigneur, * jubilera en son salut.
29. Gloire au Père, et au Fils, * et au Saint-Esprit !
30. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, * et dans tous les siècles des siècles ! Amen !
Prière à Saint Michel
Très glorieux Prince de l'armée céleste, Saint Michel Archange, défendez-nous dans le combat et la lutte qui est la nôtre contre les Principautés et les Puissances, contre les souverains de ce monde de ténèbres, contre les esprits de malice répandus dans les airs. (Eph. 6, 10-12). Venez en aide aux hommes, que Dieu a créés incorruptibles, et faits à Son image et ressemblance, et rachetés à si haut prix de la tyrannie du démon (Sg. 2, 23 - I Cor. 6, 20). Combattez aujourd'hui, avec l'armée des Anges bienheureux, les combats du Seigneur, comme vous avez combattu jadis contre le chef de l'orgueil Lucifer et ses anges rebelles ; et ils n'eurent pas le dessus, et on ne trouva plus leur place dans le ciel. Mais il fut jeté, ce grand dragon, l'antique serpent, celui qu'on appelle diable et Satan, celui qui égare le monde entier ; et il fut jeté sur la terre, et ses anges furent jetés avec lui (Apoc. 12, 8-9). Voilà que cet antique ennemi et homicide s'est dressé avec véhémence. Déguisé en ange de lumière, avec toute la horde des mauvais esprits, il parcourt et envahit la terre profondément, afin d'y effacer le nom de Dieu et de Son Christ, et de voler, tuer et perdre de la mort éternelle les âmes destinées à la couronne de la gloire éternelle. Le poison de sa malice, comme un fleuve répugnant, le dragon malfaisant le fait couler dans des hommes à l'esprit dépravé et au cœur corrompu ; esprit de mensonge, d'impiété et de blasphème ; et souffle mortel de la luxure et de tous les vices et iniquités. - L'Église, épouse de l'Agneau immaculé, des ennemis très rusés l'ont saturée d'amertume et abreuvée d'absinthe ; ils ont porté leurs mains impies sur tout ce qu'elle a de plus précieux. Là où a été établi le Siège du bienheureux Pierre et la Chaire de la Vérité pour la lumière des nations, là ils ont posé le trône de l'abomination de leur impiété ; de sorte qu'en frappant le Pasteur, ils puissent aussi disperser le troupeau.
Soyez donc là, Chef invincible, auprès du peuple de Dieu, contre les assauts des forces spirituelles du mal, et donnez-lui la victoire ! C'est vous que la Sainte Eglise vénère comme son gardien et son patron. Vous qu'elle se fait gloire d'avoir comme défenseur contre les puissances criminelles de la terre et de l'enfer. C'est à vous que le Seigneur a confié les âmes rachetées pour les introduire dans la céleste félicité.
Conjurez le Dieu de paix d'écraser Satan sous nos pieds, afin qu'il ne puisse plus retenir les hommes dans ses chaînes, et nuire à l'Église. Présentez au Très-Haut nos prières, afin que, bien vite, nous préviennent les miséricordes du Seigneur, et que vous saisissiez le dragon, l'antique serpent, qui est le diable et Satan, et que vous le jetiez enchaîné dans l'abîme, en sorte qu'il ne puisse plus jamais séduire les nations (Apoc. 20,3).
C'est pourquoi, comptant sur votre mainforte et votre protection, de par l'autorité sacrée de notre sainte Mère l'Eglise, nous entreprenons avec confiance et sûreté, au nom de Jésus-Christ, notre Dieu et Seigneur, de repousser les attaques et les ruses du démon.
V. Voici la Croix du Seigneur, fuyez, Puissances ennemies !
R. Il a vaincu, le Lion de la tribu de Juda, le Rejeton de David !
V. Que votre miséricorde, Seigneur s'exerce sur nous !
R. Dans la mesure de notre espérance en vous.
V. Seigneur, exaucez ma prière !
R. Et que mon cri parvienne jusqu'à vous.
V. Le Seigneur soit avec vous.
R. Et avec votre esprit.
Prions
Exorcisme
V. Seigneur, exaucez ma prière.
R. Et que mon cri parvienne jusqu'à Vous.
V. Le Seigneur soit avec vous.
R. Et avec votre esprit.
Prions
R. Amen !
Des embûches du démon, délivrez-nous, Seigneur !
Accordez à votre Église la sécurité et la liberté pour Vous servir : Nous Vous en supplions, écoutez-nous.
Daignez humilier les ennemis de la Sainte Église : Nous vous en supplions, écoutez-nous.
Et l'on asperge le lieu d'eau bénite.
Désenvoûtement
L'exorcisme est un rituel religieux destiné à expulser une entité spirituelle maléfique qui se serait emparée d'un être animé (humain ou animal).
Cette pratique est probablement universelle : elle est supposée en Mésopotamie dès le IIe millénaire av. J.-C. et attestée dès le Ier millénaire av. J.-C., et probablement d'origine sémitique ; on la retrouve rarement dans l'Ancien Testament : bouc émissaire chargé des fautes des Israélites et envoyé dans le désert (Lv 16. 20-22) ; en revanche Jésus demande à ses disciples de chasser les démons ou bien les expulse lui-même (« guérison du possédé », Mt 9. 32-38).
Par la suite la pratique de l'exorcisme se retrouvera dans les sociétés primitives pour lesquelles il constitue une réponse à la possession par le(s) démon(s), voire plus simplement à la maladie.
On le retrouve sous cette forme dans le chamanisme caucasien, les rituels africains et le vaudou.
Il sera institutionnalisé dans le christianisme catholique, particulièrement au Moyen Âge ou luthérien et il continue à être pratiqué à l'heure actuelle, soit au niveau symbolique et sacramentel (baptême), soit au au niveau pratique (évêques exorcistes). Dans l'islam, le Coran a en lui-même une valeur exorcistique.
On retrouve chez les rédacteurs de cet article des références peu connues comme : taoïsme, hindouisme, bouddhisme.
Le mot provient du grec ancien : ἐξορκισμός / exorkismós : « action de faire prêter serment », de ex-orkizein : « faire prêter serment, faire jurer à quelqu'un par le Seigneur » ; il passera directement en latin : exorcismus, exorcizare.
Dans le catholicisme [modifier]
À l’origine du comportement de l’Église, il y a l’exemple et le commandement du Christ : « Guérissez les malades et chassez les démons ».
L'exorcisme vise à expulser les démons ou à libérer de l’emprise démoniaque et cela par l’autorité spirituelle que Jésus a confié à son Église. L'entité la plus connue censée provoquer la possession est la force que les chrétiens nomme Satan ou le Diable.
Selon l'Église catholique, quand l’Église demande publiquement et avec autorité, au nom de Jésus-Christ, qu’une personne ou un objet soit protégé contre l’emprise du Mal et soustrait à son empire, on parle d’exorcisme public. Sous une forme simple, l’exorcisme est pratiqué lors de la célébration du baptême. L'exorcisme canonique solennel, appelé « grand exorcisme », ne peut être pratiqué que par un prêtre exorciste et avec la permission de l’évêque (Don Amorth, évêque de Rome). D'autres catholiques comme le père Ovila Melançon dans Exorcismes et Pouvoirs des Laïcs affirment vouloir « dissiper la confusion, presque généralisée dans l'Église, concernant les personnes ayant le pouvoir de pratiquer des exorcismes... L’exorcisme privé peut être pratiqué par tout prêtre et même par tout fidèle, sans aucune autorisation de l’évêque. Il s’agit là de la doctrine commune enseignée par les théologiens qui ont étudié cette question, même parmi les plus célèbres d’entre eux... »
L'exorcisme privé pourrait être accompli par « les fidèles en état de grâce ». Cette déclaration confirme le fait que l'exorcisme passe par des prières particulières mais aussi et surtout par la foi, la miséricorde (vis-à-vis du démon) et l'amour que mettent les prêtres lorsqu'ils les récitent. Ce sont ces éléments qui assurent que le démon sera chassé à tout jamais et non pas seulement pendant la lecture des prières. On peut ajouter que l'exorcisme doit, dans l'esprit du prêtre, consister à chasser le démon mais aussi sauver le possédé et non pas seulement le premier but.
Il ne faut pas céder à la tentation d'assimiler la possession et l'exorcisme qui s'y oppose à un facteur univoque, tel l'hystérie, la culpabilité, la contestation, l'injonction paradoxale ; tout ce qu'on peut dire est que la possession se présente comme un état dissociatif tel qu'il est décrit dans les psychoses schizophréniques ; mais la réponse à y apporter n'est jamais univoque et ne doit pas être dissociée du contexte culturel dans lequel elle apparaît.
Ainsi l'histoire des possédées de Loudun ne peut être rapportée à une schizophrénie présentée par toutes les religieuses d'un même couvent ; il en est de même des cas de possession présentée au sein même du territoire africain à comparer aux bouffées délirantes présentées par des africains transplantés en Europe par exemple et subissant les effets pathogènes de l'acculturation.
Mis à part sa signification théologique (ou culturelle) particulière, ainsi que les éventuels phénomènes parapsychologiques qui pourraient lui être associés, la crise de possession ne se distingue pas d'une crise d'hystérie au sens de Charcot ou des phénomènes de spasmophilie, de transe, voire des états de rebirth provoqués dans certaines thérapeutiques.
Pour les théologiens catholiques, le diagnostic différentiel entre maladie mentale et possession diabolique, s'est fondé pendant un certain temps sur l'existence de phénomènes paranormaux. L'Église catholique a très nettement révisé sa position. Par exemple nous lisons dans le Praktisches Bibellexicon (1961, p.126) : « étant donnée la ressemblance frappante entre la possession et les phénomènes décrits par la parapsychologie, aujourd'hui s'impose la plus extrême réserve. Ce qui, auparavant était considéré comme le signe certain de l'authenticité d'une possession ne peut plus aujourd'hui passer pour tel sans plus ample examen ». À l'heure actuelle l'exorcisme qui a été longtemps exercé par des clercs spécialisés dans cette pratique, les exorcistes, est dorénavant confié à des évêques.
Si l'on admet, au contraire, que les phénomènes parapsychologiques échappent au domaine du préternaturel et concernent simplement le champ scientifique, tout critère disparaît, pour différencier la possession d'une forme appropriée de trouble psychopathologique ou de mécanisme psychophysiologique dont les conséquences pourraient même, dans certains cas, être bénéfiques et utilisés par le thérapeute…
Du point de vue non théologique du parapsychologue, les phénomènes particuliers qui orchestrent la possession ou la sainteté et semblent échapper à l'analyse scientifique courante, sont pourtant de son domaine par l'hypothèse constitutive de la parapsychologie elle-même…
Nota bene : La parapsychologie n'est pas reconnue comme science par la communauté scientifique. Elle est répertoriée dans les pseudo-sciences par la communauté scientifique universitaire. (Source : université de Zététique de Nice, elle même non reconnue par les Universitaires)
On distingue un état de calme et un état de crise. L'état de crise se traduit par des contorsions, des éclats de rage, des paroles impies et blasphématoires. Pendant la période de calme, tout est généralement oublié et le comportement redevient bien adapté, voire très pieux. Mais l'image que l'on peut en avoir est loin d'être univoque et ne ressemble probablement pas à celle qu'a retenu William Friedkin dans son film de 1973. Il est plus intéressant, pour s'en faire une idée de lire les écrits de Pierre Janet : De l'angoisse à l'extase ou Les médications psychologiques.
Selon les théologiens, il existe des signes permettant de porter le diagnostic de possession. Le Rituel romain énonce trois symptômes essentiels parmi d'autres qui auraient une valeur analogue :
Les gestes pieux mettent le possédé dans une rage folle et le conduisent à blasphémer horriblement. L'amnésie de la possession est fréquente, et souvent constante.
Les marques du diable, pour l'Église du Moyen Âge, ne se limitaient pas aux trois signes, aujourd'hui mentionnés par le rituel romain; on donnait même la préséance à d'autres symptômes tels que la lévitation et surtout des zones d'anesthésie, des points du corps anormalement insensibles (il s'agit, pour le neurologue moderne, d'un symptôme de lèpre à son début, de certaines maladies neurologiques ou d'un phénomène de nature hystérique. On peut surtout noter que la personne parle souvent seule).
Sources :
Il est utile de considérer les « remèdes » proposés par l'Église. Les catholiques proposent pour venir à bout de la possession :
En psychiatrie, la possession n'est pas envisagée comme un phénomène religieux mais comme une forme de délire au cours duquel le malade se croit habité par un être surnaturel qui parle par sa bouche, mobilise sa langue malgré lui et dirige ses mouvements (Henri Aubin, Manuel alphabétique de psychiatrie).
Cette forme de délire se retrouve dans différentes affections organiques (encéphalites, intoxication), ou non organiques : mélancolie, schizophrénie. Il semble se produire comme moyen d'expression occasionnel d'un désarroi organique ou culturel en Afrique et peut aussi révéler des phénomènes d'acculturation lors d'une émigration.
On définit le trouble "personnalité multiple par la coexistence, chez un même individu de deux ou plusieurs états de personnalités distincts qu'ils aient une mémoire propre, des modalités comportementales spécifiques et leurs propres styles de relation sociale ou qu'ils partagent une partie de ces différents items. Les deux esprits se combattent dans un même champ qui est le corps, et l'âme est comme partagée; selon une partie de soi, elle est le sujet des impressions diaboliques, et, selon l'autre, des mouvements qui lui sont propres et que Dieu lui donne". Ce type de trouble commence à s'installer dès l'enfance mais n'est, le plus souvent, remarqué par les cliniciens que beaucoup plus tard; il s'agit presque toujours de filles (60 à 90 %).
Le passage d'une personnalité à une autre est généralement brusque (quelques minutes). La transition est sous la dépendance du contexte relationnel. Les transitions peuvent survenir également lorsqu'il y a conflit entre les différentes personnalités ou lorsque ces dernières ont mis au point un plan commun. Les personnalités peuvent être diamétralement opposées dans leurs caractéristiques et différer même quant aux tests psychologiques et physiologiques: elles peuvent nécessiter par exemple des verres correcteurs différents, répondre de manière différente au même traitement et avoir des QI différents. On décrit l'existence de complications éventuelles, telles que suicide, automutilation, agression, viol, toxicomanie, etc.
La schizophrénie peut aboutir elle aussi au sentiment d'être possédé. Dans ce cas l'entourage discerne plus facilement qu'il s'agit d'un trouble de la personnalité et non d'un phénomène mystique.
Le Vatican invite les exorcistes à s'adresser à des psychiatres. Depuis que la psychanalyse existe, on sait que le diable n'est plus forcément à l'origine des troubles psychiques qui peuvent affecter l'homme. Aux yeux de l'Église, celui qui se dit possédé ne l'est pas forcément, et a souvent plus besoin de l'aide d'un psychiatre que de celle d'un exorciste. Or, les prêtres-exorcistes n'avaient jusqu'à ce jour qu'un rituel vieux de près de quatre cents ans pour pratiquer leur ministère. Ils peuvent maintenant compter sur un nouveau rituel, qui intègre l'évolution de la médecine et de la psychiatrie. Ce document de 70 pages, entièrement en latin et conforme aux décrets du Concile Vatican II, remplace les formules et les prières du chapitre XII du Rituel romain.
Le texte met en garde contre l'imagination des hommes qui peut les porter à croire qu'ils sont la proie du démon. Dans tous les cas, il faut vérifier que celui qui se dit possédé par le démon le soit vraiment. Le texte recommande de distinguer entre une véritable intervention diabolique et la crédulité de certains fidèles qui pensent être l'objet de maléfices ou de malédictions. "Il ne faut pas leur refuser une aide spirituelle, mais il ne faut pas à tout prix pratiquer un exorcisme."
Le document poursuit : « L'exorciste décidera avec prudence de la nécessité d'utiliser le rite d'exorcisme après avoir procédé à une enquête diligente - dans le respect du secret confessionnel - et après avoir consulté, selon les possibilités, des experts en matière spirituelle, et, s'il est jugé opportun, des spécialistes en science médicale et psychiatrique, qui ont le sens des réalités spirituelles. » Tout en manifestant une grande prudence, l'Église n'exclut donc pas l'emprise du démon sur certaines personnes.
Elle distingue entre l'exorcisme mineur, fait de prières, et le grand exorcisme, qui consiste en une célébration liturgique. C'est le plus impressionnant, celui dont s'inspirent généralement les films d'épouvante. Le nouveau rituel l'a quelque peu simplifié. Ainsi, les prières s'adressant aux démons ont disparu. Le rite comprend entre autres une aspersion d'eau bénite, diverses prières, l'imposition des mains, la présentation d'un crucifix au possédé, et une formule impérative qui s'adresse directement au diable et lui ordonne de s'en aller. Ce rite spectaculaire s'avère rarement utilisé. Les autorités ecclésiastiques préfèrent souvent créer des structures d'écoute et offrir un soutien psychologique aux personnes en difficulté.
Les cas réels de possession sont dits rares, mais à notre époque où l'ésotéro-occultisme attire beaucoup, en particulier chez les jeunes, de nombreuses personnes témoignent avoir été délivrés par des exorcismes ou des prières de délivrance. L'exorciste de Rome, Dom Amorth, explique qu'en général, les personnes ne sont totalement délivrées qu'après deux à trois ans de prières de bénédiction (nom qu'il donne à la prière d'exorcisme) à raison d'une toutes les deux ou trois semaines, et dans la mesure où elles adoptent une vie de prière et un comportement éloigné des pratiques à risque.
- Récitation par le prêtre en étole violette, dont un bout entoure le cou du possédé, d'une litanie accompagnée d'une aspersion d'eau bénite ;
- Récitation du Psaume LIV ;
- Adjuration à la divinité et interrogation faite au démon (ou à plusieurs) de son nom et d'où il provient [Le prêtre exorciste doit avant toute chose s'informer du nom et du cercle d'où provient le ou les démon(s)] ;
- Récitation de certains passages des Évangiles (Jean I ; Luc X-XI ; Marc XVI) ;
- Prononciation du premier exorcisme contre le Démon, par le prêtre posant la main droite sur la tête du possédé ;
- Prière préparatoire ;
- Prière accompagnée de divers signes de croix sur la personne de l'énergumène (comprendre ici personne possédée) ;
- Second exorcisme prononcé avec une certaine violence contre l' "Antique Serpent" (Apocalypse XII) ;
- Nouvelle prière ;
- Troisième et dernier exorcisme ;
- Récitation de cantiques, de psaumes et de prière finales.